Chez Integral Security, la répression ça suffit !
Demain mercredi 7 octobre 2009, les salariés à l’échelle de la planète vont se mobiliser et agir dans le cadre der la Journée Internationale de Lutte pour imposer sur chaque lieu de travail et dans tous les pays un Travail Décent.
Sur le site des Chantiers Navals de Saint-Nazaire, l’être humain est loin d’être respecté dans son travail.
Aux difficiles conditions de travail vécues par les salariés vient se greffer la menace permanente de pointer au chômage le lendemain.
A l’imposition du chômage partiel, au fléau des licenciements chez les sous-traitants et les intérimaires qui engendrent une véritable souffrance au travail, une crainte liée à l’insécurité de l’avenir, une société parmi d’autres, profite de la situation pour faire preuve d’indécence dans le management de ses propres salariés. Son véritable but est de les licencier au compte-goutte et pousser les salariés à la démission.
Cette entreprise se nomme Integral Security Province, sous-traitant chargée de la sécurité et la prévention incendie, dont la direction et ses représentants, ajoutent en plus la répression syndicale.
La direction de l’entreprise, ne peut ignorer le mécontentement qui monte chez les salariés.
Depuis ces deux dernières années, la CGT n’a de cesse alerté et dénoncé la dégradation des conditions de travail et les méthodes de management chez ce sous-traitant. Les salariés d’ISP n’en peuvent plus de subir un alourdissement de leur charge de travail, lié à un manque patent des effectifs.
Leur mission de première importance, qui est de contribuer efficacement à la sécurité humaine et matérielle à bord des navires en construction et sur le site naval, les salariés d’ISP veulent pouvoir l’assumer dans les meilleures conditions.
Ils veulent être reconnus dans leurs qualifications et être rémunérés en conséquence tout en conjuguant vie professionnelle et vie privée
C’est pour défendre leurs droits fondamentaux que ceux-ci ont créé il y a plus de deux ans un syndicat CGT.
La direction de l’entreprise a été contrainte d’accepter, parce qu’elle ne pouvait pas faire autrement, la présence de la CGT.
Dans la dernière période, les rapports sociaux dans l’entreprise se sont sensiblement tendus, et plus particulièrement depuis la prise de fonction d’un nouveau directeur de site parachuté de la région parisienne.
Celui-ci est il en mission pour déstabiliser la CGT, dans le but de priver les salariés de toute possibilité de défense et d’action collective dans une situation caractérisée par un plan de charge de travail du chantier naval, qui fond comme neige au soleil ?
Cette question, nous sommes en droit de la poser publiquement, suite aux campagnes de la direction, qui érige les intimidations, les sanctions, le harcèlement, en méthode de gestion des ressources humaines !
Dans une perspective morose qui ne restera pas sans réaction des salariés, si cela devait durer, la direction d’ISP, aux ordres de STX, qui participe activement dans sa base besogne de donneur d’ordre et conseiller en sûreté, tente d’affaiblir les capacités d’action des salariés, n’hésitant pas à fouler au pied le droit syndical.
Cette dernière affirmation s’appuie sur les filatures et « planques » constatées par militants CGT et salariés du site, notamment le 14 septembre entre 15h et 17 h à proximité des locaux de la CGT.
Deux cadres d’ISP qui se croyaient à l’abri de regards indiscrets, ont surveillé une réunion syndicale du personnel de la société. En planque, ils ont relevé les entrées et sorties des salariés et autres militants de la CGT.
Plus récemment, l’USM-CGT a intercepté une note écrite en date du jeudi 23 septembre entre un cadre d’ISP et le responsable de la Sûreté de STX où le premier répondait à une demande d’intrusion dans le local de la CGT pour une fouille clandestine.
A ces comportements répréhensibles par la loi, plus proches d’une république bananière que d’une démocratie, s’ajoute l’état de souffrance au travail vécue par les salariés.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes.
du 1er juillet 2008 au 30 juin 2009
- « secours à blessés » : 43 salariés ISP,
- dont 10 « malaises » de salariés ISP sur 103 « malaises » recensés sur l’ensemble du site
du 1er juillet 2009 au 24 septembre 2009
- « secours à blessés » : 4 salariés ISP,
- dont 2 « malaises » de salariés ISP sur 8 « malaises » recensés sur l’ensemble du site
Dernier fait en date, le secrétaire du Comité d’Entreprise, poussé à bout de nerf, harcelé par le directeur de site d’ISP jusqu’à son domicile, en dehors de son temps de travail, a été mis en arrêt de maladie.
Ce bilan laisse à penser que le directeur de l’entreprise a du prendre des cours auprès du directeur de France télécom !
Aux dirigeants d’Integral Security et de STX, nous leur adressons le message suivant.
Messieurs les directeurs, nous ne vous laisserons pas détruire la santé physique et mentale des salariés de l’entreprise.
Nous n’aurons de cesse de lutter, pour replacer sur le lieu de travail la reconnaissance de l’être humain, le respect de sa dignité, et imposer des conditions de travail qui soient synonymes de sécurité au travail et de travail décent.
Nous vous allons apprendre à respecter le droit syndical par les moyens qui sont les nôtres : la mobilisation et les tribunaux !
Nous exigeons l’arrêt immédiat des pratiques antisociales, et l’organisation d’une réunion tripartite sous l’égide du Sous-préfet et l’inspection du travail, dont l’ordre du jour porte sur :
- L’arrêt des licenciements
- Les droits des salariés
- Le respect du droit syndical
Tract ISP

STX et le patronat de la sous-traitance
jouent le pourrissement ….
Septembre 2008/Septembre 2009
Mêmes causes, mêmes effets, mêmes acteurs !!!
Septembre 2008 : la direction de STX amorçait les premières vagues de suppressions d’emploi intérimaires. L’USM-CGT avait eu raison d’alerter à ce moment là sur l’information en sa possession et que la Direction et les Pouvoirs publics cachaient aux travailleurs et à l’opinion publique : l’annulation du D33. Leur objectif, ne pas soulever de vagues et empêcher ainsi toute riposte organisée aux licenciements massifs qui allaient frapper de plein fouet la sous-traitance.
Les coups vont très vite se succéder. TECNAV, filiale de CEGELEC, ne répond pas à l’appel d’offre du renouvellement du marché et décide de vendre à INEO, société qui décroche le contrat. Celle-ci refuse la reprise des tuyauteurs et du délégué syndical. Les salariés se battent et obtiennent tout de même leur intégration ainsi que celle du délégué et la sauvegarde des emplois chez CEGELEC Terrestre…
D’autres salariés sous-traitants (LEGENDRE, PROFILTUBE, SUDFERALINOX, ATS, STIC, KY-MAN, intérimaires,…) se retrouveront aspirés dans le cyclone dévastateur de la baisse de charge sciemment organisée par un donneur d’ordre et des actionnaires avides d’argent rapide et de main d’œuvre à bas prix. Juste avant les départs en vacances d’été, la direction de CNAI annonce une « restructuration » sur 35 salariés.
Septembre 2009 : Aujourd’hui, de retour des congés, nous découvrons un chantier vide, une aire de pré-montage et des cales désertes, des équipements qui vieillissent, des milliers de salariés de la sous-traitance au chômage, d’autres qui reprennent dans la crainte du lendemain et un chantier qui risque de disparaître à jamais.
Le profit d’un côté, la casse des emplois de l’autre - STX en chef d’orchestre, de grands groupes en première loge : SUEZ, HERVE (SMCN, SMCO), SNEF,…. Avec un formidable gâteau à se partager : ce qui reste du marché de la Navale.
Tout en bas de l’échelle, des salariés précarisés d’entreprises fusibles, de second, troisième et quatrième rang, victimes du dumping social permanent et au final avec des salaires de misère.
La situation sur le site des Chantiers n’est pas un cas isolé mais le reflet du marché du travail dès l’instant où donneurs d’ordres et actionnaires règnent en maître.
Le professionnalisme et la grande compétence que requièrent la construction de navires sur le site naval ne peuvent s’accorder avec des bas salaires et des salariés écœurés par leurs conditions de travail et le couperet de la remise en cause permanente de leurs contrats de travail !
Notre combat d’aujourd’hui dépasse le simple cadre du maintien des emplois et doit aussi être compris comme une alerte aux populations et aux élus. C’est de l’avenir social et économique de toute une région qu’il s’agit !
Se battre, une nécessité vitale !
Salariés de toute catégorie, en CDI, en intérim, en CDD, jeunes, cadres et non cadres, hommes et femmes, vous ne manquez pas de raisons d’être mécontents ou frustrés de vos conditions du travail et extrêmement inquiets quant à l’avenir de vos emplois.
Pour vous faire respecter, pour préserver vos EMPLOIS menacés et gagner enfin des revendications salariales, les mots ne suffisent plus.
Face au mépris de la Direction de STX envers les salariés statutaires et sous-traitants, qui ont fait de ce chantier un véritable fleuron de la construction navale française et européenne, il faut passer à la contre-offensive. C’est dans cet objectif qu’existe l’Union Syndicale Multiprofessionnelle CGT.
Elle réunit tous les salariés et toutes les entreprises présentes sur le site: CNAI, SMCN, ISP, SOFREBA, ISS, INEO, ENDEL, FORCLUM, MAES, CAMOM, les sociétés d’intérim,... Tout salarié sous-traitant et intérimaire travaillant sur le site des Chantiers Navals a le droit d’y adhérer, de s’organiser et de lutter.
Cette Union Syndicale est une réponse efficace et moderne pour combattre la stratégie de la direction de STX et du patronat de la sous-traitance qui consiste à diviser pour mieux régner.
Face à un patronat uni qui fait régner l’individualisme, le chacun pour soi, la peur, l’USM-CGT est un outil pour se rassembler et créer des solidarités entre les salariés de la sous-traitance.
L’USM-CGT n’est pas une simple section syndicale mais une coordination syndicale de site à part entière, faisant partie intégrante de la Confédération Générale du Travail qui nous apporte son soutien moral et logistique sans faille et sans conditions. Nos adhérents, les syndiqués, sont entièrement libres d’action et d’expression, décident des initiatives à prendre pour parer les mauvais coups ou pour gagner des revendications.
Le but de l’USM-CGT est de vous défendre au plus près de vos intérêts parmi vous et sur le terrain.
Nous visons à créer un rapport de force afin d’imposer à la direction des orientations sociales et économiques favorables aux salariés et pas aux seuls actionnaires :
- La prise de commandes qui permettent d’assurer nos EMPLOIS
- Arrêt des licenciements, du chantage à l’emploi et de la réduction sans fin des coûts
- Augmentations générales des salaires
- STATUT UNIQUE POUR TOUS
Or, pour agir nous avons besoin de vous autant que vous avez besoin de nous.
Les cotisations syndicales alimentent vos luttes pour engager des procès devant les Prud’hommes de salariés licenciés ou de centaines d’intérimaires en requalif de contrat, pour vous tenir informés avec des distributions de tracts, enfin pour engager toutes les actions nécessaires pour la défense des intérêts des salariés dans une société où rien n’est gratuit.
Adhérez à la CGT c’est participer à la construction de ce rapport de forces, nécessaire et indispensable pour renverser la vapeur et ne pas se retrouver broyé par le chômage.
Dans ce contexte de casse sociale où des milliers de salariés sont jetés à la rue par un patronat et des actionnaires insatiables, seul un rassemblement organisé au sein d’un syndicat combatif et engagé peut contraindre la direction de STX à reculer sur ses prétentions réductrices et à négocier enfin des revendications digne de ce nom. L’USM -CGT vous offre le moyen de riposte commune disposant de forces concrètes. Mais sa puissance et son contenu dépendent de vous et de vos adhésions.
Prenez-y place en nous rejoignant en tout anonymat. N’hésitez pas pour cela à contacter les délégués CGT présents sur le site :
André FADDA 06.81.21.93.14 Claude VISCUSO 06.61.42.12.45
Patrick LAMOOT 06.22.83.04.09
L’USM-CGT dispose également d’un collectif juridique très actif dans la défense des salariés devant le Conseil des Prud’hommes de SAINT-NAZAIRE. Un grand nombre de dossiers concernant des licenciements, des requalifications de contrats d’intérimaires, des primes ou indemnités non versées ont été gagné avec franc succès (LASSARAT, CEGELEC,…).
Nos militants assurent des permanences juridiques dans les locaux de l’USM-CGT à proximité de la Base-vie (parking de l’entrée Sud). Pour prendre rendez-vous, n’hésitez pas à les contacter par téléphone au 06.62.80.35.66 au 06.81.46.45.72
Un statut unique pour tous !
Tout est possible pour ceux qui luttent !
Saint-Nazaire, 3 septembre 2009

Le Honduras s'enfonce dans les ténèbres

De gauche à droite, une camarade hondurienne, Israel SALINAS, secrétaire général de la CUTH, André FADDA et Alain LE MASSON
Escadrons de la mort, liste noire de syndicalistes à abattre, l’ombre de la CIA et de la droite sud-américaine : c’est un Honduras militarisé qu’ont vu deux syndicalistes de la CGT. De retour de Tegucigalpa, ils témoignent.
Témoignagne d’André Fadda et Alain Le Masson (1), qui sont de retour de Tegucigalpa où ils ont rencontré des militants syndicaux.
Fin juillet notre délégation, mandatée par la CGT, est arrivée au Honduras par voie terrestre depuis le Nicaragua.
D’emblée, nous avons pu voir un Honduras militarisé, surveillé à l’extrême par les putschistes. Après avoir déjoué les contrôles militaires et le couvre-feu, nous sommes entrés en contact avec les dirigeants de la Confédération unitaire des travailleurs honduriens (CUTH). Son secrétaire général, Israel Salinas, nous a assuré que le mouvement syndical et populaire hondurien restait très mobilisé et nous l’avons constaté en participant à l’une des nombreuses manifestations dans la capitale où nous avons pris la parole devant 5 000 personnes pour leur témoigner le soutien de la CGT.
La répression est féroce et 120 noms de dirigeants et militants syndicaux à abattre figurent sur une liste noire diffusée par les escadrons de la mort, mis en sommeil après les années 1970-1980. Ces groupes paramilitaires ont été réactivés pour commettre leur sinistre besogne et multiplier les rapts et assassinats de militants. On compte déjà plus d’une centaine de disparus et 15 assassinats depuis le début du putsch. La veille du 1er mai 2008, ils avaient tué la secrétaire générale d’une autre organisation syndicale, la CTH.
Les militants changent régulièrement de domicile et un certain nombre d’entre eux sont entrés dans la clandestinité. La CUTH dispose d’informations, sûres et vérifiées, sur la participation, dans cette stratégie de la terreur, de conseillers et assesseurs colombiens du président Uribe ainsi que de Vénézuéliens, de Cubains anticastristes et même d’ex-militaires argentins qui avaient entraîné les contras nicaraguayens dans les années 1980. La présence au Honduras depuis plusieurs mois de Pedro Carmona, instigateur de la tentative du coup d’État contre Chavez en 2002, en dit long sur l’internationalisation du putsch. Selon la CUTH, 150 paramilitaires d’extrême droite s’entraînent, dans une hacienda proche de la capitale, pour accentuer la répression contre le mouvement populaire et syndical.
Derrière le coup d’État, estime la CUTH, plane l’ombre de la CIA, des secteurs de l’administration nord-américaine et des multinationales, qui cherchent à faire d’une pierre deux coups : s’attaquer à l’Alba (Alternative bolivarienne des Amériques) par le maillon faible qu’est le Honduras, déstabiliser Obama et empêcher ainsi tout changement dans les relations internationales avec ces pays. La collaboration du patronat dans le coup d’État est patente, celui-ci est allé jusqu’à proposer au gouvernement putschiste une augmentation de 10 % des impôts aux entreprises afin de rompre l’isolement dans lequel le plonge la communauté internationale. Les menaces et le chantage au licenciement sont également les moyens exercés contre les salariés, notamment du secteur public et des maquilas, pour qu’ils viennent grossir les rangs des manifestations pro-putschistes.
Le coup d’État a cependant renforcé l’unité des organisations populaires et syndicales, amorcée depuis l’arrivée de Manuel Zelaya à la présidence en 2006 et le lancement d’un processus de discussions et de participation permanent avec les organisations, fait totalement nouveau dans un pays où le pouvoir était depuis toujours détenu par l’armée, l’Église et l’oligarchie. Ce mouvement bénéficie d’une importante solidarité internationale. Une délégation de la Confédération syndicale internationale (CSI), essentiellement composée par son organisation régionale, la CSA, s’est rendue au Honduras. La Confédération européenne des syndicats (CES), qui avait immédiatement appelé au retrait des ambassadeurs, a exigé pour sa part la suspension de tout accord et des relations commerciales avec le régime des putschistes, plus particulièrement en ce qui concerne le système de préférences généralisées entre l’UE et les pays d’Amérique latine permettant au Honduras de bénéficier de réductions tarifaires douanières.
André Fadda est secrétaire général de l’union syndicale multiprofessionnelle CGT des Chantiers navals de Saint-Nazaire et Alain Le Masson est délégué CGT de CHUBB.
Saint-Nazaire 25 mai 2009

Non à l’esclavage moderne !
Non à la casse de l’emploi !
Non à la démolition des droits sociaux !
L’esclavage moderne se perpétue sur le site du chantier naval STX de Saint-Nazaire.
Depuis le 3 mai, onze salariés bulgares recrutés par l’entreprise lituanienne LITANA luttent pour le respect de leurs droits fondamentaux, et entre autres, le versement de leurs salaires, l’application du Code du travail français et le respect de leur dignité.
Arrivés en août 2008, ces soudeurs et tuyauteurs ont été recrutés à 2,88 € de l’heure, sur la base de leurs compétences professionnelles et de leur expérience dans les métiers de la construction navale, pour effectuer à Saint-Nazaire des travaux de tuyauterie et soudure à bord des paquebots en construction.
Pendant une longue période, ils se sont tus et ont subit sans rien dire le non respect de leurs droits.
Ainsi, ces salariés ont effectué plus de 51 heures/semaine, des heures supplémentaires jamais majorées et non payées, dans des conditions de vie difficiles, les frais de nourriture étant à leur charge.
Les sommes qui leurs sont dues se montent à plusieurs milliers d’euros.
Malgré leurs demandes insistantes et renouvelées d’un règlement de leur situation, aucune somme compensatrice, correspondant aux salaires dus ne leur a été versée.
La situation a empirée dans la dernière période.
Leurs salaires des mois de mars et avril ne leur ont pas été versés.
En réponse à leurs légitimes revendications, la Direction de l’entreprise LITANA a procédé à des méthodes d’intimidation qui s’apparentent à celles du patronat mafieux.
Les patrons de l’entreprise sous-traitante, dans le but d’esquiver ses responsabilités, a tenté de réexpédier, le mot n’est pas trop fort, par la force, les salariés bulgares. LITANA les sommant de quitter le territoire national français !
Les salariés menacés ont alerté l’Union Syndicale Multiprofessionnelle-CGT du site des Chantiers Navals STX de Saint-Nazaire, qui s’est emparée du dossier.
A ce jour, les différentes interventions auprès des directions de l’entreprise sous-traitante, du donneur d’ordre STX et des pouvoirs publics, n’ont pas permis d’engager un processus de règlement du conflit.
Nous ne pouvons tolérer sur le territoire de notre localité et dans le département de Loire-Atlantique, des situations de non-droit, des pratiques mafieuses, qui au fil des temps tendent à institutionnaliser des règles de travail qui sont hors-la-loi et qui contribuent, sous l’impulsion du pouvoir politique et du MEDEF, à la démolition du Code du travail et des conventions collectives françaises.
Nous sommes confrontés à un enjeu essentiel !
L’existence, sur un même site, de travailleurs dont les droits sociaux sont bafoués, à côté de salariés couverts par un statut, engendre un contexte qui menace les droits acquis par les luttes.
La défense des droits des salariés les plus démunis, des plus précaires, est l’affaire de TOUS, pour défendre les droits de TOUS et conquérir des droits nouveaux pour TOUS.
L’USM-CGT relève ce défi, pour des droits sociaux préservant la dignité des travailleurs et assurant la reconnaissance de leurs emplois, de leurs qualifications, et leur rémunération dans les conditions des garanties collectives françaises.
Le patronat, par l’organisation de la sous-traitance, met en place un dispositif durable de mise en concurrence des salariés, pour peser sur les salaires et les statuts de TOUS.
Une fois de plus, à la lumière des nombreux conflits qui ont marqué la sous-traitance nazairienne, nous constatons les conséquences graves de cette stratégie patronale pour l’ensemble des travailleurs.
Le patronat veut diviser !
Dans la même période, le patronat poursuit la casse de l’emploi sur le site naval dans l’objectif de précariser à outrance et rendre les travailleurs en CDI, corvéables à merci, une fois qu’ils seront passés par le chômage. C’est le cas des salariés de la société KAEFER, ATS, LA SOCIETE NAZAIRIENNE, ou ceux de la STIC, licenciés la semaine dernière parce que payés trop chers ! C’est également le cas de centaines de salariés intérimaires, premières victimes de la stratégie du tout profit.
Dans cette loi de la jungle, ce sont les salariés qui paient, une fois de plus, par le licenciement et le chantage, le prix fort car souvent contraints, sous la pression de leur patron, de renoncer à leurs garanties collectives et d’accepter, pour conserver leur emploi, des sacrifices en termes de salaires et de garanties sociales. Les politiques des entreprises STX, TYCO, SMCN, SMCO, Tecnav-Cegelec par le groupe AXIMA, INEO,…constituent des exemples significatifs.
Seule la solidarité et la combativité de TOUS les salariés du site et du bassin nazairien peuvent stopper la casse sociale et l’esclavage moderne.
Ensemble, nous avons la force de renverser la vapeur !
Travailleurs du site des Chantiers STX, par delà nos statuts, rassemblons-nous, pour imposer une véritable Sécurité Sociale Professionnelle.
Dans le but de forcer le patron lituanien et la Direction de STX, qui ne peut ignorer cette situation, et dont le silence, encourage les employeurs hors-la-loi à poursuivre ces pratiques, à s’asseoir à la table des négociations, sous le contrôle de la Direction Départementale du Travail, les travailleurs de LITANA sont présents dans les murs de l’Hôtel de Ville, pour faire connaître largement les injustices sociales insoutenables qu’ils subissent.
Ils appellent Mr le Maire de Saint-Nazaire et les élus du conseil municipal à soutenir leur lutte et leurs revendications, à contribuer par les pouvoirs qui sont les leurs, à agir auprès des directions d’entreprises qui piétinent le droit social français.

Saint-Nazaire, le 14 mai 2009
Le travail « forcé » se poursuit dans la Navale :
Nouvelle grève de travailleurs bulgares
Onze salariés bulgares détachés en sous-traitance sur le site de STX pour le compte de la société lituanienne LITANA sont en grève pour exiger le paiement de leurs salaires.
Les salariés en lutte travaillent comme soudeurs à bord du paquebot en construction MSC Magnifica et effectuent 51 heures par semaine au tarif de 2.88 € de l’heure, montant indiqué sur leur contrat alors que verbalement on leur a promis entre 9,50 et 11 €.
Présente sur le site naval depuis 2007, la société LITANA intervient sur des travaux de tuyauterie en sous-traitant direct de STX.
Depuis le 3 mai, ces onze salariés ont cessé le travail pour obtenir le paiement des mois de mars et avril. Certains salariés n’ont pas perçu de salaire depuis deux mois, d'autres se plaignent de ne pas percevoir ce qui avait été accordé à leur départ de Bulgarie.
Ils travaillent 51 heures par semaine sans aucune majoration des heures supplémentaires
Les salariés de LITANA ne perçoivent aucune indemnité de déplacement et la nourriture est à leur charge, contrairement à la législation française et européenne.
Aujourd’hui, le non paiement des salaires et le manque de garanties sur leur versement ont une nouvelle fois déclenché l’action collective.
De plus, les salariés exigent le versement des congés payés, la majoration légale des heures supplémentaires et le remboursement des frais de nourriture avec l’application des indemnités de grand déplacement prévue par la convention collective de la métallurgie française.
La société LITANA multiplie pressions et menaces et tente, en vain, de les rapatrier de force par voie aérienne. Soutenus par la CGT, les salariés ont refusé de quitter le territoire tant que leurs salaires ne seront pas versés intégralement dans les conditions prévues par le Code du travail français.
Le donneur d’ordre, STX est interpellé par la CGT ainsi que les pouvoirs publics.
Recrutés massivement en sous-traitance sur différents chantiers navals et terrestres d’Ukraine, Pologne, Scandinavie et actuellement de France, les salariés bulgares sont les proies faciles d’employeurs sans scrupules en provenance de Pologne et de pays baltes.
Le récent classement sans suite de la part du Parquet des infractions relevées par l’inspection du travail contre la société allemande ELBE en 2008, et priver ainsi les salariés lésés, de réclamer des poursuites contre leur employeur, est un signe encourageant pour ces bandits de tout poil.
La CGT met une nouvelle fois en garde les pouvoirs publics et la Direction de STX sur l’impunité dont bénéficient ces entreprises hors-la-loi.
La CGT exige des pouvoirs publics la fin du « travail forcé » sur le site naval, l’application ferme des garanties collectives et des sanctions sévères à l’encontre de ces marchands d’hommes qui trouvent dans les pratiques dénoncées un commerce humain particulièrement juteux.

Saint-Nazaire, le 6 mai 2009
Chantiers navals STX de Saint-Nazaire
Lutte dans la sous-traitance
Sur le site des chantiers navals STX de Saint-Nazaire, les salariés de la société STIC sont en lutte depuis lundi 4 mai après-midi pour exiger le maintien de leurs emplois.
Soudeurs et tuyauteurs hautement qualifiés, ils travaillent sur le système de protection incendie à bord du paquebot en construction, MSC Magnifica, pour le compte du groupe américain TYCO, sous-traitant de rang 1 pour STX.
TYCO, suite aux pressions exercées par le donneur d'ordre principal STX pour réduire encore plus les coûts, n'a plus alimenté STIC en matière ce qui a entraîné pour conséquence des retards dans les délais d'installation, impossibles à tenir.
Un moyen astucieux pour se débarrasser d'un sous-traitant encore trop cher au goût de STX. Avec des salaires de 13 € /heure, les salariés de STIC ne sont pas dans les prix pratiqués dans de nombreuses entreprises de la sous-traitance navale (10 voire 9 € /heure pour les mêmes métiers).
Cette réorganisation vise d’une part, à casser les prix dans les passations de marché et à se garantir une main d’œuvre qualifiée, disponible et surtout précaire pour permettre la construction des navires en cours, tout en refusant aux salariés les garanties collectives. Diviser les salariés pour mieux les exploiter, tel est l’objectif !
Le 24 avril, STIC annonçait aux salariés un plan de charge jusqu'à fin juillet. Depuis, ils ont appris, qu'en réalité, il ne leur restait entre une et deux semaines de travail, puisque TYCO a décidé de rompre le contrat commercial avec STIC et engager d'autres entreprises sous-traitantes sur les travaux qui rester à réaliser.
Durant toute la journée du 5 mai, une délégation des salariés en lutte accompagnée par des militants de l'USM-CGT, a été reçue par l'inspection du travail et s'est réunie avec la direction de STIC afin de trouver des solutions qui permettent de pérenniser l'emploi sur le site.
Les salariés et la CGT ont cependant présenté leurs revendications : la pérennisation de leurs emplois sur le site naval avec maintien des acquis sociaux et l'ouverture de négociations, sous l'égide des pouvoirs publics, avec STIC, TYCO et STX.
Ces salariés ont les compétences et les savoirs et savoir-faire des métiers de la construction navale nazairienne, notamment dans le secteur des systèmes de protection incendie.
L'Union Syndicale Multiprofessionnelle-CGT propose des solutions répondant aux enjeux de la situation:
- Un dispositif qui permette la continuité du contrat de travail avec reconnaissance de l'ancienneté et maintien des acquis sociaux.
Lorsqu’un contrat de sous-traitance n’est pas renouvelé ou est rompu par le donneur d’ordre, et attribué à une autre entreprise, les salariés qui effectuaient l’activité précédemment auront droit au transfert de leur contrat de travail afin que leur emploi soit préservé. Les droits sont acquis par le salarié quel que soit son contrat de travail. Ces droits ainsi que l’ancienneté acquise sont transférables en cas de changement d’entreprise et doivent s'harmoniser par le haut.
- L'insertion obligatoire dans les conventions de sous-traitance, d’une clause de sauvegarde destinée à combattre le dumping social en mettant à la charge du donneur d’ordre, en cas de défaillance du sous-traitant, les rémunérations et garanties collectives dues aux salariés.
La lutte des salariés de STIC nous montre la seule voie possible pour éviter la casse sociale qui s'abat sur TOUS les salariés:
L'action pour ouvrir des négociations sur les conditions de travail et d'emploi
des salariés de la sous-traitance navale.
L'Union Syndicale Multiprofessionnelle CGT, coordination des syndicats CGT des entreprises sous-traitantes, d'intérim et de STX, considère que l'imposition de ces négociations constituent une opportunité pour gagner des avancées sociales allant dans le sens de l’amélioration des conditions de travail des salariés de tous les salariés qui travaillent sur le site naval mais également de l’obtention de droits pour que chaque salarié de la sous-traitance, qu'il soit en Cdi, en CDD ou en intérim, puisse défendre ses intérêts.



Déclaration des syndicats CGT
sur le site des Chantiers navals STX
La venue à Saint-Nazaire de Patrick Devedjian, ministre chargé de la mise en œuvre du plan de relance de l'Economie, et de Hervé Morin, ministre de la Défense, suscite de la part de l'Union Syndicale Multiprofessionnelle CGT et des syndicats CGT de STX, les interrogations suivantes :
L'annonce de la commande du BPC est-elle de nature à solutionner la situation critique que traversent actuellement les chantiers STX de Saint-Nazaire?
Les déclarations des ministres concernés sont-elles suffisantes pour rassurer les travailleurs des Chantiers et plus encore les intérimaires et sous-traitants qui subissent de plein fouet la baisse du plan de charge du site ?
Leur déplacement à Saint-Nazaire est-il synonyme d'assurance pour l'avenir ?
L'Union Syndicale Multiprofessionnelle CGT et les syndicats CGT de STX, après avoir examiné ces questions que bon nombre de salariés se posent, précisent que la commande du BPC va apporter un volume d'heures de travail permettant de réduire le chômage partiel déjà programmé jusque fin juin 2009 et de réduire aussi le volume de sous-activité prévisible au second semestre. Mais la charge de travail nécessaire à la réalisation de ce navire représente tout au plus 25% de la charge annuelle dont STX a besoin en production.
La construction du BPC s'appuyant essentiellement sur des travaux de tôlerie qui vont occuper les salariés du Chantier spécialisés sur ces métiers, il y aura peu de retombées en termes d'heures d'activité pour les salariés de la sous-traitance.
L'Union Syndicale Multiprofessionnelle CGT et les syndicats CGT de STX remarquent, par ailleurs, que la « bouffée d'oxygène » apportée au site des Chantiers engendre un manque à produire pour les salariés de la construction navale militaire de Brest et par conséquent, nous pensons que la stratégie de « déshabiller Pierre pour habiller Paul » ne pose pas les bases d'une politique industrielle de la construction navale qui réponde aux besoins. Besoins de la construction navale militaire dont la vocation est d'assurer la défense du territoire et besoins dans le secteur du fret maritime de marchandises et des navires à passagers.
L'Union Syndicale Multiprofessionnelle CGT et les syndicats CGT de STX revendiquent une véritable politique industrielle nationale de construction navale.
Celle-ci passe par une négociation concertée avec l'ensemble des acteurs de la filière maritime et portuaire, civile et militaire.
Dans ce cadre, l'Union Syndicale Multiprofessionnelle CGT et les syndicats CGT de STX affirment l'ambition de faire avancer les propositions de diversification de l'activité, qui permettent, par leur mise en œuvre, d'assurer de façon durable et à long terme, la pérennité d'un grand chantier de construction navale moderne à Saint-Nazaire et de sauvegarder ainsi les emplois directs et indirects qui en découlent.

Il était temps !
L’ex-patron des Chantiers de l’Atlantique
pointé du doigt par le juge d’instruction.

Le 20 mars, Patrick Boissier, ex-Pdg d’Alstom Marine, aujourd’hui à la tête de DCNS (Arsenaux), a été mis en examen par le juge d’instruction de Nantes, soupçonné de « complicité de travail dissimulé par dissimulation de salarié », de « complicité de travail dissimulé par dissimulation d'activité », et encore de « complicité de prêt illicite de main-d'oeuvre » et de « recours abusif au travail temporaire... »
L’opération lancée en 2006 par l’inspection du travail à bord d’un des paquebots en construction avait mis en évidence ce que l’USM-CGT dénonçait depuis des années : l’organisation de l’esclavage moderne sur le site naval.
Le 26 février 2006, à la demande insistante et ferme de la CGT, une quarantaine d'agents de la Direction Départementale du Travail de Loire-Atlantique, accompagné d’interprètes, avait organisé une opération « coup de poing » à bord d’un des paquebots. Objectif : porter un grand coup contre les entreprises sous-traitantes négrières qui bafouent les lois sociales du travail et les droits de l’homme. Entreprises françaises et étrangères qui font travailler leurs ouvriers parfois sans contrat de travail ni bulletin de salaire, à des cadences de 60 heures par semaine, pour une misère et parfois gratuitement. Bilan de l’opération : 45 infractions retenues et 18 entreprises françaises, hollandaises, allemandes, polonaises et portugaises épinglées.
Il a fallu des mois d'enquête compliquée et c’est un lourd dossier qui a fini par atterrir au pôle de l'instruction de Nantes.
Pour l'avocat de la CGT, Me André Tinière « il est important de trouver la personne à l'origine de la mise en place d'un tel système ». Le juge d’instruction n'a pas encore bouclé ce dossier. Au vu des éléments dont il dispose aujourd'hui, l'ex-patron des Chantiers Navals a une responsabilité. Patrick Boissier nie les faits qui lui sont reprochés. Pourtant, le passage de cet individu aux Chantiers navals de Saint-Nazaire, n’est pas synonyme de « prestige et grandeur ». Les Chantiers de l’Atlantique avaient été mis en examen en 2006 suite au terrible accident mortel de la passerelle du Queen Mary 2. Le procès de drame s’ouvre en appel le 23 mars devant la Cour d’Appel de Rennes.
Morceaux choisis : illustrations d’un pedigree
En 2005, Patrick BOISSIER était invité par le MEDEF 44 pour partager son succès. Parmi les questions posées à Patrick Boissier, celle-ci est revenue souvent :
Pourquoi les Chantiers de l'Atlantique font-ils appel à des sous-traitants étrangers ?
« Si nous voulons être compétitifs, il est nécessaire d'avoir des co-réalisateurs et sous-traitants compétitifs, donc au meilleur prix et avec la meilleure productivité.
Si nous travaillons avec des entreprises de l'Est, c'est qu'elles y trouvent leur compte et nous le nôtre en termes de qualité, de coût et de compétences. »
Rappel historique
En 2001, l’USM-CGT avait intercepté le document ultraconfidentiel émanant de la Direction des Chantiers. Par cette note interne, portant le nom de code « Montage Exotique », la Direction des Chantiers invitait les entreprises sous-traitantes à recruter de la main d’œuvre en provenance de pays à faible coût afin de réduire encore plus les coûts.
La construction du Queen Mary 2 en 2003 s’était illustrée avec les premières luttes de travailleurs indiens, grecs, roumains, portugais, polonais. Plusieurs centaines de travailleurs de différents pays ont dénoncé les dures conditions de travail, pour certains, proches de l’esclavage, et ont exigé par la grève le respect de leurs droits et le paiement de leurs salaires. En 6 ans, une vingtaine de grèves et actions se sont succédées.
L’année 2008 avait démarré avec les luttes de travailleurs grecs sous-traitants de la société allemande FREESE. En mars, 50 salariés polonais de la société VOS, sous-traitant de CEGELEC (entreprise dirigé par…Patrick Boissier, qui avait quitté en 2006 les Chantiers pour poursuivre sa particulière « organisation du travail » ailleurs). En juin, 25 salariés polonais de la société AMPOL. Les motifs de ces luttes, exiger le PAIEMENT des salaires non versés et sur la base de la convention collective française. Des luttes qui se sont terminées par la VICTOIRE.

Déclaration de l'Union Syndicale Multiprofessionnelle CGT des Chantiers Navals STX de Saint-Nazaire

Le drame de la passerelle du Queen Mary 2 en appel à Rennes
Le 15 novembre 2003 à 14h102, 47 visiteurs et salariés montent à bord du Queen Mary 2. Le paquebot géant est en phase de finition aux Chantiers de l'Atlantique. Soudain, la passerelle craque et s'effondre, précipitant dans le vide les personnes qui embarquaient. Le bilan est terrible: 16 tués. Vingt-neuf blessés dont sept grièvement.
L'affaire est rejugée à partir d'aujourd'hui, à la cour d'Appel de Rennes.
Le premier procès avait eu lieu devant le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire, en octobre 2007. Le jugement rendu le 11 février 2008 condamnait les Chantiers de l'Atlantique et la société Endel, constructrice de la passerelle, en tant que personnes morales. Elles étaient condamnées à payer 177 500 € d'amende et à verser 9,5 millions d'euros à une centaine de parties civiles. Endel et les Chantiers ont fait appel de ce jugement.

CONTRE LA RÉPRESSION DU MOUVEMENT SOCIAL
Défendons nos Libertés !
Le 29 janvier à Saint-Nazaire, l’intervention violente des forces de police contre la manifestation a provoqué des affrontements entraînant des arrestations, des inculpations, et plusieurs blessés, dont un grave toujours hospitalisé.
Tract

Communiqué de soutien aux Peuples d’Outre-Mer
Les populations de Guadeloupe, Martinique, Guyane et La Réunion ont décidé de se faire entendre haut et fort.
Alors que le peuple de Guadeloupe est en grève générale contre « la vie chère », pour de meilleures conditions de vie, de respect et de justice sociale, l’Etat colonial français a décidé, comme à son habitude, de porter secours aux descendants des négriers, et répondre aux revendications des travailleurs par le mépris et la répression.
Les nostalgiques de l’empire colonial ont les coudées franches. Il n’y a pas très longtemps, le président Sarkozy n’hésitait pas à les épauler en affirmant que la France reconnaissait « l’œuvre positive » de la colonisation française.
Aujourd’hui, les promesses non tenues, les mensonges à répétition, la discrimination permanente, les insultes racistes, les matraques et les gaz lacrymogènes confirment ces propos.
Le mépris patronal béké se manifeste quant à lui par les conditions de travail exécrables des ouvriers agricoles, par les salaires miséreux des salariés de la grande distribution, par les profits astronomiques sur des produits de première nécessité.
Face à cette arrogance il faut dire BASTA !
Dans ce juste combat pour la dignité, l’Union Syndicale Multiprofessionnelle CGT des Chantiers Navals STX de Saint-Nazaire tient à apporter tout son soutien aux travailleurs guadeloupéens, au collectif LKP et à ses organisations syndicales ainsi qu’aux autres peuples des DOM-TOM qui se lancent dans l’action.
Parce que vous avez raison, vous vaincrez !
Rien n’est impossible pour ceux qui luttent !

Chômage partiel chez STX: quelques avancées
Après plusieurs jours de grève totale, les salariés de STX ont arraché quelques avancées concernant le paiement du chômage partiel.
Entre temps, les salariés de la sous-traitance sont victimes de licenciements en cascade. Plus que jamais, la lutte s'impose pour défendre les emplois et les rémunérations!
Tract

Halte à la répression ! Non à la criminalisation du mouvement social !
L’USM-CGT soutien les salariés interpellés lors de la manif du 29 janvier.
Rappel des faits
Le 29 janvier 2009, la mobilisation sur la région de Saint-Nazaire a commencé très top le matin avec des blocages des ronds-points sur la zone portuaire et les chantiers navals. Plusieurs centaines de salariés des chantiers navals, de la sous-traitance, de Airbus, Port Autonome, EDF, SNCF, la raffinerie de Donges, la Poste, MAN Diesel, etc... ont bloqué la circulation à tout transport de marchandises. A 14 h 00 un rassemblement a réuni plus de 25.000 personnes et la manifestation s’est déroulée dans le calme jusqu’à la Sous-préfecture.
C’est une fois que la tête de manif est arrivée que des affrontements violents ont éclaté lorsque une section de CRS a déboulé par une rue adjacente en lançant des lacrymo sur les personnes rassemblées. Des centaines de manifestants dont de nombreux ouvriers encore en bleu de travail mais aussi des jeunes, ont riposté en prenant en tenaille les CRS.
Des corps à corps extrêmement violents ont eu lieu devant la grille de la sous-préfecture lorsque la section de CRS qui se trouvait à l’intérieur a tenté de faire une sortie musclée pour secourir leurs collègues pris en étau à l’extérieur. Dans ces premiers "contacts" plusieurs salariés dont des délégués CGT et policiers ont été blessés. Les affrontements se sont étendus sur plusieurs rues adjacentes et les barricades de feu ainsi que les échanges de tir de lacrymo, grenades offensives, canettes et projectiles divers ont duré plusieurs heures.
Les CRS ont reçu le renfort d’effectifs de la BAC, de gendarmes mobiles et plusieurs charges se sont soldées avec des blessés dont un grave à cause d’une grenade offensive qui lui a éclaté le pied.
C’est à 20 h que la charge la plus violente a eu lieu. On reporte 15 arrestations.
Un collectif dénonce les atteintes à la liberté d'expression. Il rassemble associations, syndicats et partis politique, unis après la manifestation du 29 janvier
Presse-Océan
L'épilogue judiciaire - le premier - de la manifestation du 29 janvier laissera des traces. Plus particulièrement les peines de prison ferme prononcées à l'encontre de quatre manifestants. Même topo pour la condamnation (deux mois avec sursis) d'un lycéen qui avait refusé le prélèvement de son ADN. « Nous devons faire face au développement d'un arsenal juridique qui vise à réprimer toute expression d'une contestation ».
Logique répressive
Le « nous » en question, c'est le collectif qui vient de se mettre en place à Saint-Nazaire. Sous le nom - à rallonge mais provisoire - de comité de défense des libertés fondamentales contre les dérives sécuritaires, il rassemble différentes composantes militantes (associations, partis politiques, syndicats). « L'objectif est d'unir nos forces face à la dérive sécuritaire qui conduit à une logique répressive », souligne Philippe Dubacq, porte-parole. Le collectif, qui a signé un texte commun, ne se contente pas de déclaration d'intention : « On est là pour êtres solidaires des personnes condamnées, apporter un soutien financier pour la prise en charge des frais de justice ».
Grain de sable
Mieux, il entend jouer les grains de sable dans la machine judiciaire en donnant sa propre version des débordements qui ont suivi la manifestation : « On veut faire la lumière sur cette affaire, sans se contenter des éléments à charge. Et savoir si la police n'a pas dépassé les limites », expliquent les membres du collectif qui veulent se tourner vers la commission nationale de déontologie et de sécurité. « Nous allons interpeller les parlementaires qui sont les seuls à pouvoir saisir cette commission », dit Philippe Dubacq. L'utilisation de bombes détonantes par les forces de l'ordre est notamment dans la ligne de mire.
Au-delà, le collectif veut faire bloc contre « des décisions de justice prises pour donner l'exemple ». Autant dire qu'il y aura du monde lors des prochaines audiences au tribunal, notamment le 10 mars avec quatre manifestants à la barre.



AUX SALARIÉS STX, DES FILIALES
ET DE LA SOUS-TRAITANCE DU SITE
NOUVELLE JOURNEE D’ACTION ce VENDREDI 6 FEVRIER
Les exigences demeurent, poursuivons la Lutte.
Depuis 3 jours, des salariés des Ateliers de production STX ont entamé un mouvement de grève pour s’opposer au recul brutal de leurs salaires que le chômage partiel leur fera subir dès la mi-mars.
C’est à juste titre qu’ils refusent la perspective de « vivre » avec seulement 60% de leur salaire de base (et sans une part importante de leurs primes).
Quelque soit notre statut, cette attaque nous concerne tous puisque le trou de charge se décale progressivement aux différentes étapes de la production et fait planer sur tous la menace du chômage (partiel ou total).
Les travailleurs n’ont pas à payer les frais de la crise !
Avec la Cgt, les salariés exigent le maintien des revenus pour tous et donc l’indemnisation à 100% du chômage partiel.
Puisque l’annulation du C33 en est la cause, les indemnités versées par NCL doivent y être consacré (en comptant large, seulement 3% de cette somme suffirait pour indemniser à 100% les jours chômés programmés pour les 800 salariés des ateliers en mars et avril).
Pour notre organisation syndicale, la direction doit assumer sa responsabilité sociale.
Le CE d’hier :
Lors du CE qui s’est déroulé en parallèle avec la mobilisation des salariés, réunissant également des salariés de la sous-traitance,
La Cgt a réaffirmé son désaccord total avec les dispositions très insuffisantes que la direction souhaite mettre en place dans le cadre d’un accord sur les mesures d’accompagnement du chômage partiel.
Les élus Cgt du CE ont donné un avis défavorable à ce projet d’accord et demandé la poursuite des négociations sur la base de la revendication des salariés (indemnisation à 100%).
Les autres organisations n’ont pas souhaité rendre leur avis.
Ceci est à prendre en compte, la mobilisation a probablement interpellé les consciences.
La Direction , de son coté, n’a donné aucun signe sur les exigences qui sont posées.
La Lutte à poursuivre :
Le mécontentement demeure , à la fois sur les populations concernées, mais également dans d’autres populations où les salariés de la Sous-Traitance montrent leurs inquiétudes.
La situation générale suscite donc de profondes inquiétudes tant sur le chômage, que sur l’avenir de nos emplois.
Dans ce sens la Cgt appelle l’ensemble des salariés
des Chantiers, des filiales et de la Sous-Traitance
à se mobiliser
aujourd’hui Vendredi 6 Février,
avec pour point fort
un rassemblement à 9h00
A la darse (bassin C), au pied du B33.
Des initiatives seront prises sur place dans l’intérêt collectif, la Cgt en appelle à la conscience réfléchie de chacun, l’objectif de l’action ne doit pas être perdue de vue.
- Indemnisation total du chômage
- Garantie de nos emplois
- Urgence de nouvelles commandes
TOUS ENSEMBLE
PORTONS HAUT ET FORT NOS EXIGENCES
CHANGEONS LA DONNE

Après le 29, l'action continue

Depuis deux jours, les actions se succèdent sur le site des chantiers navals STX de Saint-Nazaire. Plusieurs centaines de salariés se sont mis en grève pour exiger le maintien des emplois, le paiement du chômage partiel à 100% et des mesures de formation avec maintien des salaires et des contrats de travail pour les salariés de la sous-traitance.
Tôt ce matin, presque 50% de salariés des ateliers de fabrication de STX ont décidé de bloquer tous les accès des Chantiers empêchant ainsi l'approvisionnement des marchandises.

A 9 h, des salariés des entreprises sous-traitantes, KAEFER, COMI-SERVICES, CNAI, ISS, ABMI, METAREG,...ont décidé de cesser le travail à bord d'un des paquebots en construction et après une manif dans les ateliers ils sont allés renforcer les piquets de grève à l'extérieur.


L'USM-CGT condamne le génocide perpétré par l'Etat israélien contre le Peuple palestinien

L'Union Syndicale Multiprofessionnelle CGT condamne avec la plus grande fermeté l'agression politique et génocide de l’Etat israélien, contre la population palestinienne de Gaza.
Les bombardements ont déjà fait plus de 800 morts dont un tiers sont des enfants. Le massacre de la population civile, l'utilisation d'armes interdites telles que les bombes au phosphore et le mitraillage d'ambulances et de convois humanitaires sont en totale violation des Droits de l'Homme. Cette opération est la plus meurtrière menée par Israël depuis la guerre des 6 jours en 1967.
Premier partenaire économique d’Israël, l’Union européenne, et particulièrement la France, ont les moyens d’imposer un cessez-le-feu immédiat aux dirigeants de l’Etat d’Israël. Il est temps que le droit international s’impose en Palestine.
L’Union Syndicale Multiprofessionnelle CGT des Chantiers Navals de Saint-Nazaire, fidèle à ses traditions internationalistes, appelle ses militants et sympathisants à faire grandir cette exigence et leur demande de participer – de MANIÈRE VISIBLE – (drapeaux, badges…)
- Au rassemblement le SAMEDI 10 JANVIER à partir de 15 heures – Esplanade des Droits de l'Homme.


Ne pas se faire laminer, défendons nos emplois!
L’arrêt des travaux du D 33 pendant une période de six semaines, l’incertitude qui pèse sur la réalisation du C 33, la réorganisation de la sous-traitance lancée par le donneur d’ordre et les baisses de charge qui se profilent pour 2009 posent une réelle et grave question pour le devenir de l’emploi sur le site naval et plus largement pour l’économie locale et le tissu industriel du bassin nazairien.
En même temps, restructurations, cessions, reprises et rachats d’entreprises dans un contexte de réorganisation de la sous-traitance et de « crise financière » se font jour.
C'est le cas de CEGELEC dont une partie de TECNAV, sa branche navale, est absorbée par le groupe SUEZ au 1er novembre. 58 électriciens, tuyauteurs, soudeurs et 18 spécialistes en génie climatique n’ont aucune garantie du maintien de leurs emplois. Situation inquiétante également chez les salariés de plusieurs entreprises du groupe SMCN qui changent de main au bénéfice du groupe HERVE.
De nombreux emplois risquent d’être supprimés dans la sous-traitance dans les prochaines semaines voire dans les prochains mois. A ce jour, l’avenir milliers de salariés du site est incertain, la sous-traitance est menacée.
Les sections et syndicats CGT de la sous-traitance et de l'intérim rassemblés au sein de l'Union Syndicale Multiprofessionnelle du site des Chantiers, ont décidé de ne pas rester les deux pieds dans le même sabot.
Anticiper, proposer et intervenir pour sauvegarder nos emplois
L’USM-CGT lors de la réunion de l’IDSS (Instance de Dialogue Sociale du Site) du 24 octobre, a abordé la situation de l’emploi des salariés intérimaires et sous-traitants du site des chantiers navals de Saint-Nazaire et a proposé une solution adaptée, acceptable et pérenne pour chaque salarié.
1) examen de la situation de l’emploi dans la sous-traitance, et que la conclusion de celui–ci soit communiqué aux organisations syndicales.
C’est une étape importante et incontournable pour préparer des mesures qui permettront d’assurer la sécurité de l’avenir professionnel des salariés de la sous-traitance.
2) maintien de ces salariés sur le site naval.
Notre proposition est réaliste, socialement juste et économiquement rentable.
En effet, la main d’œuvre de la sous-traitance maîtrise un savoir-faire indiscutable. Il convient de le préserver et d’assurer son ancrage local pour créer les conditions d’une reprise rapide de l’activité de la construction navale à l’issue des soit disantes « négociations en cours » entre STX et NCL, éviter les conséquences de restructurations d'entreprises sous-traitantes et parer à toute éventualité afin de ne pas se retrouver dans la situation dramatique de l’après Queen Mary 2 (6.000 suppressions d'emploi dans la sous-traitance en 2004).
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L'USM-CGT propose que les pouvoirs publics prennent l’initiative d’une réunion tripartite (Patronat, pouvoir publics et organisations syndicales) pour :
- la mise en place d’une « garantie de l’emploi » qui prévoit l’intégration de salariés sous-traitants, victimes de licenciements, dans les entreprises qui sont présentes sur le site dont les besoins en main d’œuvre ne sont pas satisfaits.
- convenir des conditions de reprise des salariés en cas de transfert d’entreprise ou rupture de contrat commercial.
- recenser et examiner les besoins de formation nécessaires actuellement dans la sous-traitance et son financement. Il faut anticiper et transformer la période de sous-charge de travail en un temps de formation professionnelle et continue et étendre une « garantie de l’emploi » au niveau du bassin nazairien.
Ces dispositifs existent déjà sur les chantiers navals espagnols, matérialisée en 2006 par accord entre partenaires sociaux, et permet la préservation d’une main d’œuvre qualifiée et rémunérée sur la base des grilles de salaires avec reconnaissance de l'ancienneté, tout en évitant les licenciements.
Nous demandons que les perspectives de création d’emploi quantifiées à 6.000 dans le secteur de l’industrie et plus particulièrement de la métallurgie soient ouvertes en priorité aux salariés de la sous-traitance.
Cette proposition est motivée par les commentaires du patronat et de l'ANPE qui soulignaient encore une fois de plus à l'IDSS: "un manque de main d’œuvre pour pourvoir aux propositions d’emploi déposées dans le secteur industriel de la métallurgie."
Assurer notre avenir et celui de nos enfants
Dans ce contexte difficile, l’USM-CGT tient à pointer du doigt l’accord sur lequel STX s'engage à ne pas délocaliser les études et la production pendant une période de 10 ans. En quelque sorte, on navigue à vue.
L’USM-CGT ne peut se contenter de cette garantie temporaire.
Notre ambition ne se limite pas au maintien de la construction navale nazairienne pour une décennie.
Nous revendiquons une construction navale durable et diversifiée, une perspective d’avenir pour les générations actuelles et futures. Le droit de vivre et travailler au pays.
Des initiatives et mesures politiques doivent être prises pour assurer la pérennité et le développement de la construction navale française.
Nous revendiquons que les pouvoirs publics mettent en œuvre et garantissent une véritable politique industrielle de la construction navale, aujourd'hui inexistante.
L’enjeu est de passer d’une position de minorité de blocage (Capital ALSTOM + 9% de l’Etat) à une position de réappropriation, avec des droits d'intervention et de contrôle par les salariés, qui assure une capacité d’anticipation et d’existence sur le plan européen et mondial, contre toute délocalisation.
Depuis des années, le travail de milliers de salariés sous-traitants et intérimaires a contribué à générer des profits considérables pour les patrons et les actionnaires.
La CGT a une préoccupation essentielle: assurer un avenir digne à tous, obtenir un statut unique et maintenir la construction navale pour aujourd’hui et demain.
La raison d'être de l'USM-CGT est de
Résister, Construire, Rassembler, Lutter et Gagner
Un site, un statut unique pour tous !
Courrier au Président du Conseil Régional des Pays de Loire 

Saint-Nazaire, le 7 octobre 2008
Communiqué de presse
Participation de l’Etat dans le capital STX SAINT-NAZAIRE
L’Union Syndicale Multiprofessionnelle CGT note avec satisfaction la décision prise par le gouvernement français de l’acquisition de l’Etat de 33,34 % du capital des chantiers navals de Saint-Nazaire STX.
Cette annonce répond à une exigence formulée de longue date par l’USM-CGT et rappelée en conférence de presse du 28 octobre 2008.
Cette prise de participation créé une situation nouvelle, c’est un atout pour maintenant s’engager, sans perte de temps, dans l’élaboration d’une véritable politique industrielle ambitieuse.
Ce développement nécessaire de la construction navale ne peut se faire sans l’intervention des pouvoirs publics et par conséquent, cela nécessite donc d’engager rapidement des négociations sur la base de revendications formulées par l’USM-CGT dans cette dernière période pour maintenir l’ensemble des emplois sur le site, entre autres les sous-traitants et intérimaires, qui sont les premiers touchés dans la période de crise actuelle.
L’USM-CGT demande à être reçue dans les plus brefs délais par le préfet de région afin d’aborder l’ensemble de ces questions

Saint-Nazaire, le 10 octobre 2008
Communiqué de presse
La décision prise par AKER YARDS de suspendre les travaux du D 33 pendant six semaines va avoir des conséquences dramatiques sur l'emploi.
La CGT constate, une fois de plus, que la finance prend le pas sur l’industrie.
Cette stratégie dévastatrice pour l’économie et l’industrie menace directement l’avenir de nos emplois.
L'USM-CGT pose le débat sur les véritables raisons de cette décision. Derrière celle-ci, n'y aurait-il pas d'autres causes à examiner?
Pour l'USM-CGT il y a besoin de transparence. Problèmes techniques ou décision prise par un armateur, dirigé par des fonds de pension américains frappés par une crise financière mondiale, sont à mettre sur la table.
La solidité et l'avenir des chantiers navals de Saint-Nazaire passent par l'intervention de l'Etat et cela nécessite une véritable reprise en main de la construction navale. L'Etat doit s'ériger en actionnaire majoritaire pour sauvegarder le site et les emplois.
La suspension des travaux du navire de NCL va entraîner la rupture anticipée de centaines de contrats d'intérim et de CDD et sans doute de licenciements de salariés en CDI.
Cette interruption collective du travail décidée par le donneur d'ordre, doit faire l'objet de rémunération, pour l'ensemble des personnels, pour la période non travaillée et le maintien des contrats de travail de cette main d'œuvre qualifiée.
L'Union Syndicale Multiprofessionnelle CGT du site naval tient à informer les nombreux travailleurs précaires détachés sur les Chantiers et susceptibles d'être frappés par cette mesure imposée par le donneur d'ordres. Le Code du travail prévoit qu'en cas de rupture anticipée pour force majeur de contrat d'intérim ou CDD, le salarié a droit à une indemnité compensatrice correspondant au moins à la rémunération qu'il aurait perçue jusqu'au terme de son contrat.

Saint-Nazaire, le 15 septembre 2008
Victoire contre l'arbitraire patronal !
Sur le site des chantiers navals STX (ex-AKER YARDS) de Saint-Nazaire, les militants, délégués et élus de la CGT des entreprises sous-traitantes sont sous le feu des attaques tous azimuts en provenance du patronat.
Une offensive cohérente et réfléchie de mise en cause de l’exercice du droit syndical dans les entreprises sous-traitantes de la construction navale du site. Une offensive d’atteintes aux libertés syndicales qui vise à museler les travailleurs des entreprises présentes sur le site.
Dans ce combat, l'Union Syndicale Multiprofessionnelle CGT a soutenu et défendu le dossier de Thierry VIGNON, délégué syndical CGT de CEGELEC OUEST.
Victime de discrimination syndicale, Thierry VIGNON se trouvait depuis des années dans la ligne de mire du patronat (sanctions, salaire bloqué, intimidations,…).
Le 11 septembre, le conseil des Prud'hommes de Saint-Nazaire a rendu le jugement qui rétablit Thierry VIGNON dans ses droits.
Le tribunal déclare nulles les différentes sanctions infligées, fixe le taux de salaire horaire de Thierry, condamne la société CEGELEC OUEST à verser les rappels de salaire et les dommages et intérêts pour discrimination ainsi que l'article 700.
Ce jugement donne raison à la démarche offensive de l'USM-CGT et démontre que les succès sont possibles lorsque se conjuguent actions des travailleurs et intervention prud'homale.
Cela doit être un encouragement pour tous celles et ceux qui refusent de courber l'échine, qui refusent l’autoritarisme patronal!

Saint-Nazaire, le 9 septembre 2008
Tract du syndicat CGT des chantiers AKER et de l'USM CGT


LA JOURNEE DE TOUTES LES PROMESSES ?
Personne ne l’ignore, le Président de la République et les responsables coréens du groupe STX seront présents ce matin au chantier.
L’AVENIR DE LA CONSTRUCTION NAVALE EN JEU.
Après le rachat d’AKER YARDS par un concurrent asiatique, l’heure est à l’inquiétude et aux interrogations quant à l’avenir de la construction navale nazairienne.
Dans ce contexte, beaucoup de choses vont être dites aujourd’hui sur notre industrie. Nous ne doutons pas que les propos du chef de l’Etat et du directeur de STX se voudront rassurants mais l’expérience a appris aux travailleurs de la navale à prendre garde à ce type de discours.
Après les bradages successifs que notre entreprise a connus ces dernières années, l’heure est à la vigilance.
Le risque de pillage de nos savoir-faire dans le domaine des paquebots, à plus ou moins long terme, est une réalité, que les promesses ne peuvent nous faire oublier.
Certes l’Etat est intervenu en annonçant une participation dans le capital mais les garanties qu’il offre ne sont pas visibles aujourd’hui.
Si certains peuvent se satisfaire de propos rassurants, au final c’est sur les actes que nous pourrons porter un jugement sur la politique industrielle de notre repreneur et de l’Etat :
- La construction navale française a besoin d’une vraie stratégie de développement s’intégrant dans une véritable filière maritime comme savent le faire les coréens avec leur gouvernement. L’Etat a un rôle majeur à jouer dans ce domaine notamment avec les commandes franco françaises qui doivent être une source de diversification.
- Nous devons engranger de nouvelles commandes de prototypes dans les meilleurs délais pour alimenter les bureaux d’études.
- Notre entreprise a besoin d’investissements pour se moderniser et développer sa compétitivité.
- Un véritable plan d’embauche doit voir le jour.
- Il faut une politique sociale dynamique, en particulier sur les salaires pour motiver le personnel.
- La concurrence sociale doit disparaître sur notre site.
Si nous progressons sur ces points, alors nous pourrons accorder du crédit aux mots prononcés aujourd’hui. Rappelons que cela n’a pas été le cas avec AKER, bien au contraire !!!
LA POLITIQUE SOCIALE
DU GOUVERNEMENT EN QUESTION
La visite de Nicolas Sarkozy nous ramène aussi aux enjeux nationaux qui sont posés par la politique du gouvernement.
Les grandes questions sociales du moment telles que le pouvoir d’achat, les retraites, la protection sociale, le temps de travail ou les privatisations du service public, pour ne citer que celles-là, appellent une autre politique du gouvernement.
En faisant le choix de privilégier le capital et le patronat, le gouvernement va à l’encontre des intérêts du monde du travail et de la population en général.
Ce matin, le numéro un du Gouvernement sera à Saint-Nazaire. La démarche de la CGT est sans ambiguïté :
Un de ses représentants répondra à l’invitation sarkozienne de rendez-vous éclair avec les syndicats pour lui transmettre nos revendications, celles qui sont propres à la navale comme celles qui sont générales.
La CGT invite tous les salariés du site à se réunir pour faire entendre le mécontentement qui monte, ici comme ailleurs, dans le pays. Contrairement à ce que veut laisser entendre la Direction des chantiers, ce rassemblement ne donnerait pas une « mauvaise image ». Car en cas de coup tordu proche ou à venir, il est préférable de montrer à tous et tout de suite que les salariés de la navale ne se laisseront pas faire.
La politique du rouleau compresseur qu’affectionne le Président de la république doit trouver, à tout moment, devant elle un mouvement social de grande ampleur.
SE FAIRE ENTENDRE CE MATIN
Pour toutes ces raisons la CGT a décidé de faire de cette matinée un temps fort de mobilisation et d’action :
- Pour les salariés du site afin de faire entendre à nos visiteurs leurs exigences pour l’avenir de leur industrie et de leurs statuts sociaux.
- Pour l’ensemble de la population nazairienne pour exiger une autre politique gouvernementale de la part du Chef de l’Etat.
RASSEMBLEMENT INTER PROFESSIONNEL
DE LA REGION NAZAIRIENNE
CE MATIN A 10HOO AU TERRE PLEIN DE PENHOET
Les salariés de la navale, chantiers, filiales, sous-traitants et intérimaires sont appelés à débrayer de 10H00 à 12H00.
Les quarts de l’après-midi débrayeront de 14h à 15h, rassemblement atelier de formage. Les quarts de nuit débrayeront 1 heure en fin de poste.

Saint-Nazaire, le 6 juin 2008
Fausse sous-traitance, 56 heures par semaine, pas de salaire,…
27 travailleurs polonais en détresse
Une nouvelle fois, des travailleurs polonais détachés dans la construction navale nazairienne sont victimes d’atteintes à leurs droits.
Salariés de la société sous-traitante AMPOL, basée à Gdynia en Pologne, ils ne sont pas payés depuis deux mois. Ils ont décidé de se mettre en lutte la semaine dernière.
Un premier groupe composé de tuyauteurs est détaché en sous-traitance de rang 1 pour AKER YARDS. Neuf autres salariés, soudeurs et tôliers, travaillent en rang 2 pour le compte de PMO, société nazairienne, sont dans la même situation.
Recrutés début février par Internet, ils sont arrivés à Saint-Nazaire avec des contrats de « prestation» après que leur patron leur ait obligé à s’inscrire à la chambre de commerce polonaise. Ainsi, ils figurent, non en tant que salariés mais en tant que travailleurs « indépendants » sous-traités pour réaliser des travaux. Une argutie patronale qui a pignon sur rue en Pologne dans le but de ne pas payer de cotisations socialesetlaisser les travailleurs sans aucune possibilité de défense.
Fragilisés et méconnaissant leurs droits, l’exploitation sauvage était de rigueur. Ils effectuaient entre 50 et 56 heures / semaine sans majoration des heures supplémentaires ni repos compensateurs. Les vêtements de travail, chaussures de sécurité, gants et outillage à leur charge. En cas de « problème » leur salaire annuel pourrait être amputé de 25%.
La semaine dernière, ils ont appris la rupture anticipée de leur contrat de travail alors que celui-ci court jusqu'à fin 2008. AMPOL avait organisé un minibus pour les ramener au pays. Ils ont refusé de partir avant d'avoir été payés.
Mandatée par les salariés, l’USM-CGT a interpellé la direction d'AKER et le sujet a été abordé à l’Instance de Dialogue Social de Site du vendredi 30 mai.
Mardi 3 juin, une rencontre s’est tenue à l’inspection du travail en présence d’AKER, la CGT et une délégation de salariés. AKER a accepté de payer jusqu'à fin mai les salaires. Les montants seraient ensuite défalqués des sommes dues par le Chantier naval à AMPOL pour travaux effectués. Sauf que cette proposition patronale est calculée sur la base du pays d’origine et non du droit du travail français. Le droit social européen ainsi que la législation française qui protège ces salariés sont ainsi bafoués.
Pour les salariés et la CGT cela est inacceptable ! C’est le droit du travail français qui doit s’appliquer !
L'employeur a décidé de rompre unilatéralement les contrats de travail. AMPOL est dans l’obligation de verser l'ensemble des salaires. Si celui-ci refuse, les donneurs d’ordre doivent assumer leurs responsabilités.
Se pose également, une situation d’urgence. Ces salariés lésés risquent de se retrouver expulsés de leur logement. Le camping où ils sont hébergés n’a pas été payé par AMPOL. De plus, ils n’ont plus les moyens pour se nourrir.
L’USM-CGT est intervenue auprès de la sous-préfecture et AKER. Ce dernier a accepté que les salariés puissent se nourrir gratuitement au restaurant d’entreprise.
Pour la CGT, il faut stopper cette concurrence sociale par la mise en avant de normes sociales en Europe.
La situation de dumping social dont nous sommes tous témoins et victimes pose avec force la mise en oeuvre de mesures d’urgence.
Afin de mettre un coup d’arrêt à ces pratiques patronales, la CGT propose que dans le contrats commerciaux entre donneurs d’ordre et sous-traitants soient intégrées des clauses de responsabilité et de sauvegarde qui renforcent la protection juridique des salariés quelque soit la nationalité :
En cas de défaillance et /ou de non-respect de la législation française de la part du sous-traitant, les donneurs d’ordres doivent prendre en charge le paiement des rémunérations, des cotisations sociales et la continuité des contrats de travail.
Les organisations syndicales doivent disposer d’un droit de regard sur les passations de marché afin de faire obstacle à toute dérive.
L’application de la clause sociale la plus avantageuse lors des passations de marché
La sous-traitance en cascade doit se limiter au 1er rang.

Saint-Nazaire, le 21 mai 2008
Solidarité avec les camarades asturiens
Chantiers navals de Gijon (Asturies, Espagne) en lutte pour l’emploi
Depuis le 16 mai dernier, les salariés de la Navale asturienne se mobilisent pour empêcher la fermeture d’un de leur chantier. PYMAR, organisme public qui gère les petits et moyens chantiers navals propose des départs en préretraite. Propositions rejetés par les travailleurs qui dénoncent une gigantesque opération immobilière derrière cette fermeture.
Retour en arrière
Juin 2007, deux syndicalistes asturiens condamnés à trois ans de prison pour avoir prétendument brisé une caméra de surveillance
Les salariés de la Navale asturienne en lutte pour la défense de leurs emplois contre la spéculation immobilière

Peut-être avez-vous vu le film « Les lundis au soleil » ("Los lunes al sol"), du réalisateur espagnol Fernando León de Aranoa sorti en 2002. Dans ce superbe film, le personnage principal, incarné par Javier Bardem, est un ouvrier des chantiers navals galiciens au chômage, licencié après avoir mené avec ses camarades un combat épique contre la fermeture de son entreprise - pour le seul profit de la spéculation immobilière. Pour avoir détruit un lampadaire lors d’affrontements avec la police, il est condamné à payer une amende salée vu ses faibles revenus.
Aujourd’hui, la réalité dépasse largement la fiction. Les travailleurs asturiens de « Naval Gijon », qui avaient inspiré ce film au réalisateur à l’époque, ont à nouveau mené en 2005 des luttes combatives pour la défense de leurs emplois. Lors des heurts avec la police, une caméra de surveillance urbaine fut détruite. Après qu’une plainte ait été déposée par la municipalité de Gijon, deux syndicalistes du syndicat asturien « Corriente Sindical de Izquierda » (bien implanté parmi les ouvriers des chantiers navals) , Candido González Carnero et Juan Manuel Martinez Morala, furent inculpés (par un juge néo-franquiste), condamnés à trois ans de prison et mis sous écrous le 16 juin 2007 !
Les faits sont extrêmement graves et créent un précédent dangereux. C’est la première fois depuis la fin de la dictature franquiste que des syndicalistes sont condamnés à des peines de prison. Qui plus est pour des faits minimes pour lesquels des preuves filmées les dédouanent clairement. Et qui plus est par la faute d’une municipalité dirigée par le Parti socialiste!
Il est clair qu’à travers cette condamnation, c’est la résistance des travailleurs aux fermetures et aux politiques néolibérales ou social-libérales que l’ont veut intimider par la répression et la criminalisation pure et dure. Cette sentence inacceptable doit donc interpeller et faire réagir tous les syndicalistes, tous les militants progressistes en Europe. Les mobilisations de soutien et les messages de solidarité envers Candido et Morala ont permis leur libération après 20 jours passés en prison.
Ils ont été mis en régime de semi-liberté et ont quitté leur prison le 5 juillet 2007.
C’est la direction de la prison elle-même, où ils étaient détenus, qui a pris l’initiative de demander aux autorités pénitentiaires et judiciaires de leur accorder un régime de semi-liberté. La pression des mobilisations de solidarité, dans tout l’Etat espagnol et dans le monde, a joué.
Ci-dessous nous reproduisons un extrait de la lettre que Candido et Morala avaient rédigée en prison le 2 juillet.
"… Le but de notre emprisonnement et de notre condamnation et de fermer l’entreprise Naval Gijon afin de spéculer sur les terrains. Derrière notre emprisonnement se trouvent également le pouvoir des spéculateurs immobiliers et nous saurons qui ils sont lorsqu’on construira les appartements de luxe sur la moitié du terrain des chantiers navals de Naval Gijon… "
A réfléchir. Ce qui se cuisine à Saint-Nazaire n’est pas très éloigné de ce qui se passe à Gijon.